UN BESOIN DE RENOUVEAU CHEZ BANDAI TAMASHII NATION

On ne va pas se mentir, la ligne DBZ de la légendaire gamme SH Figuarts de Bandai Tamashii Nations s’essouffle. Depuis déjà un moment, certes, mais à ça commence vraiment à se voir. Entre rééditions au rabais (le nouveau Vegeta “classique” avec accessoires revus à la baisse et peinture réduite au minimum syndical) et nouvelles fig’ peu engageantes, la flamme a besoin d’un gros coup de tison. La bonne nouvelle c’est qu’avec cette nouvelle version de Goku SSJ3 et l’imposante figurine de Shenron, on va dans la bonne direction. Tout n’est pas parfait, loin de là, mais on sent enfin la volonté de remonter la pente du côté de chez Bandai et en soit c’est déjà réjouissant.

Goku, une update tardive mais bienvenue

Commençons par Goku. Parmi les “anciennes” pièces de la ligne DBZ, Goku dans sa troisième transformation faisait figure d’échec. Le bodysculpt avait fait son temps, les articulations aussi, et son imposante chevelure rendait la pose sans stand de maintien quasiment impossible. Pire encore si vous vouliez faire de la photo de jouet avec, tant le faire tenir en équilibre dans une pose dynamique relevait de l’exploit. Il était donc grand temps de livrer une nouvelle version de ce personnage. Et le moins qu’on puisse dire c’est que Bandai a plutôt bien fait le boulot. Le corps est basé sur le nouveau sculpt standard qui, s’il est amené à être répliqué pour chaque personnage portant la tenue orange et bleue classique, est pour l’instant assez nouveau pour apporter un peu de fraîcheur. Ce nouveau corps bénéficie des dernières modifications en termes d’articulation qui, pour la plupart, sont les bienvenues. Si la cambrure abdominale manque clairement d’ampleur, on se réjouit des cuisses beaucoup moins disgracieuses, des genoux plus harmonieux, des chevilles plus malléables. On a encore du mal avec les manches courtes de la tenue qui reposent sur un design dépassé et frustrant mais c’est un moindre mal.

Le nouveau face-sculpt est vraiment efficace et propose quatre visages différents. On est ravis. Il en va de même pour les mains, proposées dans six positions différentes, mais ça reste une habitude chez Bandai. En revanche, difficile de ne pas rester sur sa faim lorsqu’on constate que les accessoires s’arrêtent là. La version précédente proposait deux arcs de force à placer autour de Goku, lui apportant un relief optionnel des plus appréciables. Ici, rien.

Comme pour les nouvelles versions de Vegeta, ou le repaint de Cell, des accessoires cruciaux ont été mis au placard. Le but est peut-être de réduire les coûts de production mais si la figurine ne change pas de prix il y a de quoi s’agacer.

Quoi qu’il en soit l’ensemble reste très solide et le charisme de la figurine une fois photographiée ou mise en pose de display est indéniable. Enfin, contrairement à la version précédente, il est enfin possible de la faire tenir en équilibre sans devenir fou. Alors oui, la chevelure imposante rend toujours l’opération délicate mais beaucoup moins que par le passé, la balance est bien mieux gérée et avec un peu de patience, vous parviendrez à poser Goku comme vous le souhaitez. Ca sera une autre limonade avec Shenron.

Shenron, l’arlésienne de la gamme Sh Figuarts

Bandai nous a fait languir pendant quatre ans. Quatre ans que Shenron est apparu pour la première fois sur les stands Bandai Tamashii Nations dans toutes les conventions du monde. Et le moins qu’on puisse dire c’est qu’il avait de la gueule. Même si on savait déjà que jamais Bandai ne pourrait proposer un dragon à l’échelle des autres figurines de la gamme, son imposante stature en faisait un des objets les plus convoités et attendus par les collectionneurs d’action figures DBZ. Et à l’arrivée, si le résultat est bluffant de qualité, il faut malheureusement reconnaître que ce n’est pas véritablement une action figure.

Shenron est beau. Déjà c’est un bon point. Les couleurs vibrent, elles sont très fidèles au dessin animé. Le sculpt est admirable et capture parfaitement l’essence de ce personnage mythique de la saga. Ondulant, écaillé, immense, Shenron impressionne à première vu et si c’était une statuette, il serait presque parfait. Le souci est qu’il est annoncé comme étant une action figure et c’est là que ça part un peu en vrille. La mâchoire est articulée. Bien. On peut l’ouvrir et la fermer et dans les deux cas l’harmonie est parfaite. Tout va bien. Les pattes aussi, sont articulées et même si ça ne sert pas à grand chose, le boulot est bien fait. Le problème vient du long corps serpentin du dragon qui, s’il est affublé de multiples points d’articulation, ne semble naturel que dans la pose suggérée par les images promotionnelles. Tenter de le disposer autrement relève de l’impossible d’autant plus que la figurine est proposée avec un stand qui, s’il est modulable, ne sert absolument à rien s’il n’est pas structuré comme il est annoncé dans le mode d’emploi.

Joe Hume

Quand on voit que Bandai Tamashii Nation arrive parfaitement à articuler chaque vertèbre de la queue de toutes ses figurines Godzilla, on se demande ce qui s’est passé ici. Mais à bien y réfléchir, il aurait fallu beaucoup trop de points d’articulation pour parvenir au même résultat sur l’ensemble du corps de Shenron.

C’est donc un coup d’épée dans l’eau niveau articulation pour ce Shenron qui fait figure d’anomalie dans une gamme où l’argument principale est la posabilité. Néanmoins difficile de ne pas se pâmer devant la beauté de l’objet et de ne pas reconnaître à Bandai l’effort mis pour proposer enfin un peu de variété dans sa collection Figuarts DBZ. Un renouveau confirmé par l’arrivée des très attendus Nappa et Yamsha, et des annonces de Gotenks, Ten Shin Han, Goku jeune, Tortue Géniale, Bulma, Majin Boo et Majin Vegeta. À défaut de révolutionner totalement sa gamme, Bandai propose beaucoup de nouveauté. On a hâte de voir le résultat !

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