MANGA
The Promised Neverland

En avril dernier, les éditions Kaze publiaient le 1er tome de The promised Neverland (Yakusoku no Neverland en VO). Ce manga nous a été présenté comme étant l’une des sorties incontournable de cette année 2018. Mais mérite-t-il toute la campagne de publicité mise en place à sa sortie ?

Le travail de deux outsiders

Nous découvrons Kaiu Shirai au scénario et Pozuka Demizu au dessin. Les deux artistes ont déjà collaboré par le passé, notamment pour la création du one-shot Poppy’s Wish (2016). Les graphismes de Promised Neverland sont de très bonne qualité et collent tout à fait avec l’ambiance que cherche à instaurer l’auteur. Pour ce qui est de l’histoire, Kaiu Shirai nous présente Emma, Norman et Ray, trois enfants aux aptitudes exceptionnelles coulant des jours paisibles à l’orphelinat Grace Field House.

Un secret dangereux et bien caché

Dès le début du manga, il apparaît clairement que sous ses airs de paradis pour enfants, la Grace Field House cache un sombre secret qu’Emma et Norman ne tardent pas à découvrir. Ils comprennent rapidement que s’évader est leur meilleure chance de survie, mais à quel prix ? Une véritable partie d’échecs va alors se mettre en place, opposant Emma et ses amis à la femme chargée de les surveiller, celle qu’ils appellent affectueusement “Maman”. Jusqu’au tome deux, l’histoire se concentre principalement sur le plan d’évasion des trois enfants, et nous livre au compte-gouttes les secrets de l’univers de The Promised Neverland qui n’a pas fini de nous intriguer.

Un manga pas parfait, mais dotés de véritables points forts

Le point fort du scénario est que les informations données au lecteur sont parfaitement dosées : suffisamment pour qu’on puisse spéculer sur la suite des événements, mais pas assez pour qu’on puisse facilement la deviner. Le jeu de pouvoir entre les enfants et leur “gardienne” repose uniquement sur la subtilité de leurs manipulations et des coups bas, l’enjeu de cette lutte étant la mort pour le perdant. Le seul point faible que je pourrais donner à ce manga est le côté “déjà vu” des personnages (personnalité/chara design). Pas de grande surprise de ce côté-là, nos trois enfants possédant toutes les caractéristiques typiques du héros de manga.

En attendant la suite des aventures de nos trois orphelins prévue pour le 22 août prochain, il ne nous reste plus qu’à imiter Eiichiro Oda, l’auteur de One Piece, et souhaiter un bon courage à Emma !

 

Adélaïde

Libraire spécialisée

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