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Coups de cœur du libraire

Cher lecteurs,

Si cette semaine quelques titres X-Men sont sortis – à commencer par le premier X-Men Black mettant en scène Magnéto – j’ai décidé de vous parler d’une série que j’avais un peu lâché, et décidé de suivre de loin à cause d’un turn-over artistique trop important. Je veux parler de Nightwing. Autant les premiers arcs par Tim Seeley, Javier Fernandez et Marcus To m’avaient beaucoup plus, autant la suite m’avait parue … sans réel intérêt. Jusqu’à l’annonce d’un changement radical suite à la “blessure” mystérieusement teasée de Nightwing dans Batman #55.

Nightwing #50 - Benjamin Percy, Travis Moore, Chris Mooneyham et Klaus Janson

Rien ne va plus pour Dick Grayson. L’ancien Boy Wonder n’est plus que l’ombre de lui-même suite à la blessure subie dans Batman #55. Il faut dire que Tom King ne ménage pas le chevalier de Gotham, et on croirait qu’il fait tout pour le pousser du mauvais côté de la barrière : sa rupture avec Sélina, la blessure de Dick … comme si Batman n’était pas déjà assez traumatisé. Ce numéro s’intéresse donc aux conséquences de cette blessure par balle, et on peut dire que DC ne fait pas dans la dentelle. Pour son dernier numéro – sans explication plus précise de la part de l’éditeur – Benjamin Percy (il sera remplacé à partir du prochain numéro par Scott Lobdell) nous offre un Dick Grayson complètement différent. Plus sombre, plus renfermé, beaucoup moins bavard, le changement est drastique. Sans parler de la coupe de cheveux, qui met en évidence la cicatrice de l’ancien partenaire de Batman.

La chronologie de l’épisode est assez floue. On ne sait pas quand exactement il se situe par rapport à Batman #55, mais on imagine que quelques semaines ont passé, rien que pour permettre à sa blessure de cicatriser. Pour son dernier numéro, Benjamin Percy propose un excellent jumping point, une sorte d’introduction d’un nouveau Nightwing, beaucoup plus urbain, beaucoup moins coloré et bavard. L’alternance des artistes, entre passé et présent, permet de mieux comprendre ce que l’auteur cherche à construire – la rivalité entre le premier Robin et un ennemi historique de Batman. Cependant, ce n’est pas cela qui m’a attiré dans cet épisode, mais bien la façon dont Dick Grayson et son entourage font face à la convalescence et l’amnésie du héros. Entre déni, acceptation et combativité, Nightwing #50 est une toute nouvelle approche du héros. C’est avec un final explosif que Benjamin Percy quitte le navire, pour laisser Scott Lobdell reprendre le flambeau d’un Dick Grayson … métamorphosé.

Mathieu Guitonneau

Libraire spécialisé Album

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