COMICS
Connaissez-vous Jim Lee ?

Un secret...

Bon, ce n’est plus un secret, je peux donc le crier haut et fort sur les toits de Paris: Jim Lee (né en 1964) vient en dédicace à Album Comics ! Ah, je vais beaucoup mieux ! Pour être tout à fait honnête, je n’ai jamais vraiment suivi la carrière de cet artiste contemporain. J’ai adoré le Batman Hush (Batman #608-619), scénarisé par Jeph Loeb, ainsi que le Batman sombre et complètement névrosé de Miller sur All Star Batman and Robin the Boy Wonder, qui est très bien représenté par le trait de Jim Lee. Vous me direz : Jim Lee n’a pas une œuvre très importante, mais ce serait oublier son Punisher, WildC.A.T.s, Gen13, ses couvertures… Bref, tout ce charabia pour dire que je ne connaissais pas tellement l’oeuvre d’un des pères de Gambit (et oui, encore un trophée pour lui). Sa future venue dans le magasin m’a donc poussé à faire plus de recherches. Et vous savez quoi ? Eh bien, Jim Lee n’est effectivement pas n’importe qui !

Contrairement à d’autres dessinateurs, Lee n’a certes pas une œuvre importante, cependant il a participé à l’autre côté du pinceau. Je veux dire par là qu’il a participé et participe toujours à tout le côté administratif, l’envers du décor et du glamour de l’univers du comics. Bon, je pense que cela suffit comme introduction. Pour ce premier article sur le dessinateur je me contenterai de dégager les traits principaux de sa carrière. Non pas par paresse, si ! si ! je vous jure, mais comme une introduction, un premier jet, qui sera suivi par d’autres articles avant l’arrivée de notre héros sur le sol parisien.

Une vie bien chargée...

Sans trop m’étaler et répéter ce que vous pourriez trouver dans le vaste monde d’Internet, j’énumérerai les dates et les faits importants de la vie de l’artiste.
Il commença sa carrière chez Marvel, sur Alpha Flight, Punisher War Journal et Uncanny X-Men, avant d’atteindre les sommets avec Chris Claremont (l’autre parent de Gambit) sur X-Men #1 en 1991. Le premier numéro #1 des mutants depuis 1963 et le comics le plus vendu jusqu’à maintenant (8 millions d’exemplaires). En 1992 il s’écarte de Marvel et participe à la création d’Image Comics. La même année il fonde sa propre compagnie Wildstorm, où il lancera WildC.A.T.s, Gen 13, Stormwatch… En 1998 il vend sa compagnie à DC, où il travaille encore aujourd’hui en tant qu’éditeur au côté de Dan Didio.

… tout comme son dessin.

Permettez-moi, chers lecteurs, quelques mots sur l’art de Mister Lee. N’étant point spécialiste de l’artiste, j’essaierai de dégager les traits principaux de son style. Pour ceux qui le connaissent déjà, veuillez m’excuser pour les éventuelles erreurs ou une mauvaise compréhension. Dynamisme du trait et corps imposants sont certainement les caractéristiques principales de son dessin. L’attention aux détails des corps et des lieux inscrit son style dans une recherche de réalisme, en contradiction peut-être avec les corps extrêmement musclés et généreux. Une contradiction ? Je ne suis pas spécialiste du corps humain, mais ses héros sont beaucoup trop musclés, laissant parfois apparaître certains muscles n’existant pas. Toutefois qu’est-ce le réalisme dans une bande-dessinée sur les super-héros ? Partant du principe que l’univers créé par l’artiste n’existe pas dans notre réalité, son réalisme devient bien réel dans son univers. Hum ! petit charabia. Je veux dire par là que Jim Lee s’applique à détailler avec précision l’univers créé, le rendant ainsi palpable, il lui donne vie. Ses personnages ne sont pas juste esquissés mais poussés à l’extrême, ils existent dans leurs moindres détails. Un travail que je trouve très intéressant. Il ne se contente pas de nous montrer des hommes, des femmes et des monstres se battant, il s’attache à les décrire, à les ancrer dans leur univers. Un travail de longue haleine participant à la renommée de l’artiste. A ceux qui critiquent la réalité contrefaite des personnages, je répondrai par deux questions : De quelle réalité s’agit-il dans un univers de fiction ? Ne serait-ce pas une illusion du réel qui favorise la plongée du lecteur dans l’univers fictionnel ?

Quelques mots devraient être dits sur les personnages en question. Des hommes rivalisant avec des dieux grecs, des déesses guerrières qui font rougir nos effigies féminines, et des monstres devant lesquels nos démons s’inclinent. N’en disons pas davantage. Pour un premier écrit sur cet artiste, je pense que cela suffira. Je vous dis donc à bientôt pour une analyse plus approfondie, pour des informations supplémentaires, le tout pouvant donner lieu à des débats sur Jim Lee.

Bonne journée et n’arrêtez jamais de lire !

Aurélien Banabéra

Libraire spécialisé comics

Album comics

EN RELATION AVEC VOTRE ARTICLE

ARTICLES QUI POURRAIENT VOUS INTERESSER


The Magic Order

Coups de cœur du libraire

Coups de cœur des libraires